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European Marches against Unemployment - News and Archives


Absender   : aguiton@sud.unions.eu.org  (Christophe)
Org.-Empf. : marches97-info.fr@ras.eu.org
Weiterleiter marches97-info.fr-request@ras.eu.org
Antwort an : marches97@ras.eu.org
Betreff    : Euronews 3 / Apres la France, l'Allemagne...
Datum      : Mi 04.03.98, 08:09  (erhalten: 04.03.98)
Groesse    : 5638 Bytes
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marches97-info.fr
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Salut,
Voila le texte du bulletin EuroNews n°3 que vous avez deja recu si vous etes abonnes.
Le tout etant assez long, nous n'envoyons que la version accentuee, 
contactez nous si vous avez des problemes.
Deux rappels : le reseau europeen des marches tiens des assises 
europeennes a Bruxelles les 18 et 19 avril, et l'ENU viens de nous 
communiquer la date de son AG : du 1 au 6 avril a Glasgow.
Amicalement,
Le secretariat
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Après la France, l'Allemagne...
Pour tous ceux qui étaient à Amsterdam le 14 juin dernier, le mouvement 
des chômeurs qui a pris naissance en France en décembre puis s'est 
confirmé en janvier n'est pas une surprise. Bien sûr, sa date et sa 
forme exactes n'étaient pas planifiées. Mais il était prévisible. Pour 
au moins deux raisons. D'abord parce que l'année 1997 a été une année 
noire pour les chômeurs, en France par exemple, avec une aggravation 
exceptionnelle des conditions de vie (notamment avec la suppression 
des ³fonds sociaux² des ASSEDIC). En Allemagne, c'est le record historique 
du taux de chômage, à 12,6%, qui a marqué les esprits.

Mais aussi parce que les conditions de la résistance ont été posées par 
les organisations de lutte contre les exclusions (CdSL, DAL, DD!!), par 
les associations de chômeurs réunies dans le réseau des Marches européennes 
contre le chômage et les exclusions.

En France, le mouvement a pris de l'ampleur car il a permis la conjonction 
des luttes menées par le syndicat CGT, le seul qui a organisé des comités 
de ³privés d'emploi², avec les trois associations AC!, APEIS, MNCP, qui 
de longue date menaient des 
actions communes sinon unitaires avec les syndicats dits 
³émergents²: FSU, SUD, Confédération paysanne, CNT, Groupe des 10...
Les chômeurs ont fait l'événement lorsque pour la première fois le 13 
janiver ils ont défilé à  Paris avec une banderole commune, ³Tous 
ensemble on continue², signée des quatre organisations. Ils ont acquis 
ainsi une légitimité que les instituions et de nombreux partenaires 
sociaux leur refusait jusque 
là... Dans la seule première quinzaine de janvier, ils ont été reçus 
pour la première fois par le ministre des transports, puis par le 
ministre de l'emploi et enfin  par le Premier ministre lui-même.
Les acquis de ce mouvement, qui n'en est qu'à son  début, sont 
remarquables. Les chômeurs ne sont plus seulement des statistiques, 
ils ont désormais un visage, un discours collectif, des organisations 
nationales et internationales. Ils ont des 
revendications clairement formulées liant la question du droit au 
travail à celle du revenu pour vivre. Ils font des propositions 
concernant l'ensemble de la société. Ainsi en est-il de la question de 
la réduction du temps de travail où l'on ne peut plus ignorer qu'au-delà 
des salariés les chômeurs et précaires sont partie prenante des solutions 
puisque l'embauche est un des enjeux majeurs du passge aux 35 heures 
hebdomadaires de 
travail et des discussions autour de la loi du gouvernement Jospin.
A l'échelle de l'Europe
Le mouvement des chômeurs français a eu un large écho dans toute l'Europe. 
Pas seulement parce qu'il s'agissait d'un événement historique, mais 
parce que la question de la lutte pour l'emploi dépasse largement les 
frontières. Le relais passé aux chômeurs allemands le 5 février a été 
l'exemple de cette solidarité dans l'action et la revendication.
Déjà des signes de mobilisation, après la France et l'Allemagne, 
parviennent de Belgique et de Grèce.

En France, la manifestation prévue pour le 7 mars prochain sera 
simultanée avec la mobilisation programmée en Allemagne à l'occasion 
de la prochaine publication des chiffres du chômage.
Des Assises contre le chômage, la précarité et les exclusions sont 
organisées à Bruxelles les 18 et 19 avril prochain. D'autres initiatives 
verront sans doute le jour dans les semaines et les mois qui viennent, 
notamment en liaison avec le sommet européen de Cardiff, en juin prochain.

Les acquis du mouvement en France sont un puissant levier pour 
continuer et amplifier la mobilisation. La reconnaissance par les 
pouvoirs publics et l'opinion publique, le milliard de francs pour
les aides d'urgence sont parmi les plus connues. Mais il faut y ajouter 
les points marquées contre les coupures de courant électrique, de gaz et 
d'eau, la mise en échec de certaines saisies, le droit d'affichage et de 
représentation dans les ANPE (en France, service public chargé des offres 
d'emploi), le principe retenu de l'indexation de l'allocation de solidarité 
(ASS) sur la hausse du côut de la vie. Enfin la structuration et le 
renformcement du mouvement lui-même, par l'assimilation de forces nouvelles 
venues renforcer toutes les organisations de chômeurs et de lutte contre 
l'exclusion, promet de produire des effets à l'occasion des prochaines 
échéances militantes.

1997 a été l'année où l'on a pu parler du début d'un mouvement social 
européen. 1998 ne décevra pas.

Robert Crémieux

Contact:
"Marches europeennes contre le chomage, la precarite et les exclusions"

104, rue des Couronnes
F-75020 Paris France
Tel : +33 1 44 62 63 44
Fax : +33 1 44 62 63 45
E-mail : marches97@ras.eu.org
URL: http://www.mygale.org/02/ras/marches/


Contact: "AC!", France, Voice/Fax: +33-1-43495037, e-mail: aguiton@sud.unions.eu.org.


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Last Modified: April 15, 1998