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European Marches against Unemployment - News and Archives
Absender : marches97-forum-request@ras.eu.org Org.-Empf. : marches97-forum@ras.eu.org Antwort an : marches97@ras.eu.org Betreff : L'ITALIE: VERS UNE MOBILISATION DES CHOMEURS ET DES PRECAIRES? Datum : Fr 10.04.98, 17:54 (erhalten: 13.04.98) Groesse : 21331 Bytes ---------------------------------------------------------------------- marches97-forum --------------- L'ITALIE: VERS UNE MOBILISATION DES CHOMEURS ET DES PRECAIRES?
L'écho du mouvement français a été fortement entendu dans la péninsule italienne et non seulement grace à la couverture médiatique accordée principalement par deux quotidiens italiens, Il Manifesto e Liberazione. C'est la nature meme du mouvement des chomeurs et des precaires français, au travers de sa composition, de sa capacité de mobilitation et d'initiatives et de ses revendications qui a fortement intéressé et stimulé divers secteurs associatifs, sociaux et politiques à accélérer leurs propres dynamiques afin de constituer des collectifs, des associations ou encore une fédération de chomeurs et précaires (dont l'auteur de cet article est un des promoteurs) et de lancer les premières initiatives. La situation dans la péninsule italienne, encore une fois, se révèle tout autre qu'homogène aussi bien quant à la capacité de mobilisation, aux revendications et aux formes d'organisation proposées; les relations entre ces divers sujets sont actuellement tout autant hétérogènes dans leur nature et leur contenu. Certains d'entre eux vous sont conus puisqu'ils particip ent au Réseau des Marches Européennes - l'Associazione In Marcia per il Lavoro (liée à l'expérience du syndicat de base Sin Cobas), I Comitati per il Lavoro (liés à Rifondazione Comunista et à I Giovani Comunisti), la Federazione 3RME (dont les promoteurs sont issus des Centri Sociali del Nordest), Il Movimento delle Tute Bianche (réseau de collectifs de chomeurs et précaires liés à l'expérience des Centri Sociali romains) - d'autres comme les collectifs de chomeurs napolitains, palermitanais,..., peut-etr e un peu moins. Avant de vous présenter plus en détails, les premières initiatives de la Fédération 3RME (vous touverez notre manifeste politico-programmatique dans un autre mail) je voudrais vous donner quelques informations, certes partielles vu la distance qui nous sépare, et pas seulement géographique dans certains cas, sur la situation napolitaine. Depuis plusieurs semaine s de nombreuses manifestations ont eu lieu à Naples, organisées par les multiples collectifs de chomeurs dont la composition politique et les intentions sont fortement opposées. Ainsi, si de longues dates il est su que certains comités sont plus ou moins directement liés à la Camorra, des comités se revendiquant proches d'Alleanza Nazionale (ex Msi) et de Forza Italia (le parti de Berlusconi) sont entrés en action. Pour la partie "saine" du mouvement napolitain - les autres comités! - les revendications ne sont pas unitaires. Si nombre d'entre eux les ont concentrées sur l'exigeance de la création de postes de travail et d'un plan d'urgence pour l'emploi dans le Sud, d'autres (certains collectifs liés entre autre à l'expérience des Centri Sociali) où la figure du jeune chomeur - celui qui n'a jamais travaillé et non l'ouvrier exclu du monde du travail par les processus de restructuration du modèle de production - est plus présente, ont introduit la revendication d'un revenu garanti. L'explosion de la situation sociale à Naples mais aussi à Palerme est principalement liée à la fin des contrats des Travaux Socialement Utiles et qui a donc comme conséquence directe le retour au chomage et donc à l'absence de revenu pour des dizaines de milliers de personnes. Les Travaux Socialement Utiles son t des contrats de six mois à un an, réservés au chomeur de longue durée et plus particulièrement aux personnes dites en "mobilité" (l'ex cassaintegrazione, et donc travailleurs ayant perdu leur emploi lors des restructurations, qui ont bénéficié de plans sociaux et qui perçoivent une allocation). Une partie du salaire est versé par l'administration publique qui les emploie (communes, départements) et une autre par l'équivalent de la Sécurité Sociale. Ces emplois, selon les textes legislatifs, devaient concerner la création de nouveaux services publics (environnement, santé, assistance aux personnes en difficulté,...). En réalité, ils sont utilisés majoritairement pour colmater le manque de personnel dans le service publ ic et dans certains cas, ils se sont révélés ne répondre à aucune activité réelle, si ce n'est celle de favoriser le clientélisme électoral. Perçu par de nombreux politiques comme un amortisseur social, une nouvelle forme d'assistanat - choix politique si cher à la Democrazia Cristiana qui a eu pour effet, outre le clientélisme et la corruption, una carrence totale en matière de service public - les Travaux Socialement Utiles se sont démontré tout aussi inefficaces comme mécanisme de réintroduction dans le monde du travail pour ceux qui en ont bénéficié. Il va sans dire que pour la Fédération 3RME, il est impossible de continuer dans cette direction. Si les institutions locales manquent de personnel, elles se doivent d'embaucher et si elles ne peuvent le faire totalement (il faut rappeler que l'Etat cent ral à amputer de 2.000 milliardi les financements aux communes afin de rentrer dans les paramètres de Maastricht) qu'elles lancent des appels d'offre réservés aux chomeurs et précaires constitués en associations ou en coopératives sociales, pour une durée mimimum de 3 ans et pour des projets de réels intérets sociaux. Ainsi, il est possible de créer de nouveaux emplois mais surtout un nouveau Welfare, défini et géré par le bas, donnant corps à une nouvelle sphère publique non étatique, et fondé sur les nouveaux besoins des citoyens et non des marchés. Sur ce terrain, nous avons déjà commencé une campagne d'information à Padoue qui dans les prochaines semaines sera reprise par les autres organismes territoriaux formant actuellement la fédération 3RME. Ainsi, une de nos batailles vous a déjà été anticipée. Mais il est bon de faire quelques pas en arrière sur la costitution de la fédération 3 RME et de ses premières initiatives. La lutte contre le chomage, la précarité et l'exclusion est depuis bon nombre d'années une des batailles des Centri Sociali del Nordest et nous a porté entre autre à organiser, avec d'autres sujets politiques, l'occupation des deux trains pour la partécipation à la manifestation de juin dernier à Amsterdam. La revendication d'un revenu décent pour tous fait parti, dirai-je, de notre code génétique tout comme l'accès gratuit ou à tarif social aux besoins et services essentiels. Depuis des années, outre le fait d'occuper des lieux publics afin de donner naissance aux Centri Sociali, lieu d'aggrégation sociale, d'initiatives politiques et culturelles, nous occupons aussi des logements, nous pratiquons l'auto-réduction sur les transports publics, à titre personnel, mais aussi à titre collectif puisqu'après des années de batailles politiques (occupations des trains suivies de répressions policière et juridique) nous avons conquis que pour toute manifestation où nous nous rendons notre transport soit gratuit. La partécipation au Réseau des Marches Européennes et l'expérience des associations de chomeurs et de précaires en France, et plus particulièrement AC!, nous ont incité à faire un saut, que nous espérons non seulement quantitatif mais aussi qualitatif, qui s'est traduit par la création de cette nouvelle fédération. Il ne s'agit pas de créer un nouveau nom pour "recycler" les militants des centres sociaux intéressés à ce projet, d'autres parmi nous poursuivent la lutte contre le racisme, d'autres enco re ont concentré leur énergie sur la bataille anti-prohibitionniste, sur la solidarité avec le Chiapas, sur la pratique de la communication (radio, internet) ... Il s'agit de se doter d'un instrument qui permette l'aggrégation la plus large possible des personnes vivant au quotidien les exclusions sociales, le chomage et la précarité. Ces personnes ne sont pas nécessairement jeunes ou chomeurs, c'est pourquoi nous parlons d'un seuil de revenu sous lequel personne ne devrait pouvoir se retrouver, et cela concerne notamment bon nombre de retraités qui ne perçoivent que le minimum vieillesse (650.000 lires par mois) ou encore les personnes touchant l'allocation d'invalidité (350.000 lires par mois). Evidemment, nous jouissons d'un avantage pour contacter directement les jeunes générations, les Centri Sociali, où chaque semaine plus d'un millier d'entre eux se rendent. Les promoteurs de la fédération 3 RME, nous sommes encore en phase constituente, sont donc des militants des Centri Sociali del Nordest mais d'ores et déjà dans les organismes territoriaux (nom donné aux collectifs de base, lieu d'élaboration, de définition et de mise en pratique des campagnes d'information et des luttes), de nombreux précaires et chomeurs nous ont rejoint. Actuellement seulement dans le Nordest, les membres de la fédération 3 RME sont au nombre de 150. Mais il ne s'agit pas de s'arreter là, ni de couvrir seulement ces territoires. Le Nordest est notre territoire quotidien et représente une homogénéité politique, en ce qui concerne la gauche radicale non institutionnelle, mais aussi une homogénéité socio-économique. Pour nous, le sujet central est le travailleur précaire car le chomage est d'ordre physiologique (4-5%). Les patrons se plaignent du manque de main d'oeuvre à leur disposition et voit dans l'immigré - du Sud du pays, de l'est européen ou bien du Sud du Monde - une figure providentielle. S'il y a du travail, il est par contre toujours plus précaire, sous-payé et détaché de toute garanties et droits que pouvaient connaitre les ouvriers de l'usine fordiste. Nombre d'offres d'emploi nécessitent de devoir avoir un statut de travailleur indépendant et c'est ainsi que nait l'obligation pour beaucoup de devoir se mettre à leur compte meme si en réalité ils ont un role totalement subordonné et d'exécutant. Sur ces figures, par exemple, la revendication de la réduction du temps de travail a peu de prises car elle signifie directement une perte de revenu, étant eux-memes leurs propres patrons et leur revenu dépendant directement des lois du marché. Par contre, le discours sur la garantie d'un revenu pendant les périodes de non-activité et l'accès à tarifs sociaux aux services a plus de succès, bien évidemment c'est très relatif car la majorité de la population, comme partout ailleurs, est soit défaitiste, soit individualiste voire égoiste et ne se sent pas concernée, quand elle n'est pas opposée à tout type de revendication (le célèbre: "Va travailler et tais-toi!"). Les premières initiatives que nous avons menées depuis plus d'un mois sont bien entendu portées par la volonté de mettre en pratique notre analyse et de faire connaitre la fédération et nos revendications. Outre la publication d'une synthèse de notre manifeste politico-programmatique sur Il Manifesto (une pleine page sur ce quotidie n national, gratuite évidemment), nous avons organisé plusieurs réunions publiques dans le Nordest et dans d'autres régions italiennes. Nous avons une présence régulière (2 à 3 fois par semaine) devant l'Ufficio di Collocamento (ANPE italienne) à Padoue et Venise, et un peu moins soutenue à Rovigo, Treviso, Trieste, Monfalcone, Vicenza où il nous est possible de distribuer du matériel informatif et de "propagande", parler avec les chomeurs et les précaires et vérifier certaines caractéristiques locales sur le profil des chomeurs et des précaires. Nous avons partécipé à une manifestation pour la défense du système public de santé à Verone où nous avons pu présenté, au cours de l'assemblée concluant la manifestation, nos revendications spécifiques en matière de santé publique comme par exemple le fait que nombreux contrats précaires nous excluent du bénéfice de la médecine du travail, ne reconnaissent pas clairement la notion d'accidents de travail, qu'il nous est impossible d'accèder à de nombreux traitements car ils ne sont pas pris en charge totalement par la médecine publique, que le montant de l'allocation d'invalidité est scandaleux et qu'un revenu décent pour tous est une nécessité, ... Notre intervention a été chaleureusement accueillie et nous a permis de prendre contact avec quelques collectifs de défense des droits des malades. Le vendredi 20 Mars à 4h du matin, une cinquantaine de membres de la fédération 3 RME s'est retrouvée devant les portails de la Fincantieri (chantiers naval de Marghera, aux portes de Venise). La Fincantieri est emblématique des transformations du monde du travail dans ce richissime nordest italien. En ce moment deux navires de croisière sont en construction, le client... Disney qui après les parcs d'attraction a décidé de se lancer dans les croisières. Dans ces chantiers, 1.300 ouvriers ont un contrat à durée indertiminée respectant les accords de branche mais environ 4.000 autres ouvriers sont employés avec des contrats à durée indéterminée, certains directement par la Fincantieri mais la plupart par d'autres sociétés qui ont un contrat de sous traitance, quand ils ne sont pas travailleurs indépendants tout autant soumis aux cadences et aux ordres des petits caporaux de la Fincantieri.Certains travaillent 9 heures par jour, d'autres 10 et certains jusqu'à 13. Nous avons décidé de faire cette initiative pour dénoncer cette situation de précarité qui va bien au delà car elle s'apparente plus à une nouvelle forme d'esclavage. De nombreuses sociétés de sous-traitance proviennent du Sud de l'Italie et le salaire moyen pratiqué est en moyenne inférieur à 30% de celui des salariés de la Fincantieri pour le meme emploi. Les travailleurs issus du Sud du pays sont venus en laissant leur famille car avec un cont rat de 6 mois il n'y a pas d'autres possibilités. Pour faire face aux loyers prohibitifs ils vivent à plusieurs et ne tournent retrouver leur familles que deux fois par mois. Mais il y a pire car certaines entreprises de sous-traitance sont portugaises, bulgares, roumaines, indiennes, pakistanaises,... et appliquent les salaires de leurs pays, quelque peu majorés. Ces travailleurs viennent donc travailler pour six mois, un an, logés pour certains par l'entreprise dans de vieux hotels mais la plupart d'entre eux doivent se trouver eux-memes un logement et se retrouvent confrontés aux spéculateurs les plus assoiffés. Certains habitent à dix-quinze dans trois pièces, un groupe de roumains et de polonais louent des caravanes dans un camping à 30 kilomètres de leur lieu de travail. Mais ceci n'est pas tout... les ouvriers de la sous-traitrance n'ont pas accès aux vestiaires, et encore moins aux douches. Pour le repas du midi les salariés de la Fincantieri paient 700 lires, ceux de la sous-traitrance entre 5.000 et 10.000 lires. Les représentants des syndicats confédéraux à la Fincantieri n'ont jamais mené une lutte, exprimé la moindre revendication en faveur de ces milliers de travailleurs précaires, bien trop occupés à défendre les intérets des salariés de la Fincantieri et ainsi prets à sacrifiés tous les autres! Et donc à quatre heures du matin, nous étions prets pour distribuer tracts mais aussi thé, café et lait accompagnés de biscuits afin d'offrir un petit déjeuner à tous les ouvriers de ces chantiers. Il ne s'agit pas d'oeuvre caritative mais un moyen de démontrer notre solidariété et de créer un moment de socialisation permettant de discuter tous ensemble et de mieux connaitre les milles et milles visages et histoires se retrouvant dans ce t enfer postfordiste. Mais nous avons aussi pris, pendant plus de deux heures, les différents autobus qui amènent ces ouvriers aux chantiers navals, tels ces caravelles qui portaient les esclaves. A l'intérieur des autobus, nous avons distribué des titres de transport portant le symbole de la fédération 3 RME et sur lesquels il était écrit: "transports publics gratuits pour les chomeurs et les precaires". Nous avons incité à haute voix à ne pas payer les transports et de nombreux passagers ont suivi notre consigne, certains avouant en to ute tranquilité que c'était une pratique courante, par manque d'argent ou par volonté de ne pas dépenser le peu qu'il gagne dans des transports les portant au travail. Notre dernier voyage a vu la présence des controlleurs mais ceux-ci ont vite compris que la situation n'était pas en leur faveur et se sont bien gardés de demander les titres de transport. Nous les avons empechés de descendre, du moins jusqu'à ce que nous arrivions à l'arret devant les chantiers navals, interdisant ainsi toute possibilité pour eux d'appeler des renforts. Il faut les controller ces controlleurs! Evidemme nt, lors de notre présence devant la Financantieri, nous avons pu assister au passage de quelques voitures de police mais ceux-ci ont préféré ne pas s'arreter, ils avaient du déjà prendre leur petit déjeuner... Lors des nombreuses discussions que nous avons eu durant cette matinée, nous avons pu vérifier qu'il est possible de construire quelques rapports solides avec certains précaires de la Fincantieri et que nos revendications sur les services gratuits et meme sur le revenu étaient comprises et partagées par bon nombre d'entre eux. Il est prévu de revenir régulièrement sur ces lieux et d'intensifier les rapports. L'impact ne s'est pas concentré seulement sur les précaires puisque certains syndicalistes de la Fincantieri nous ont proposé de revenir et de tenir une assemblée à l'intérieur des chantiers; notre réponse a été bien entendu positive. Notre journée d'initiatives s'est poursuivie pour participer à la manifestation organisée par les employés des entreprises de nettoyage qui le vendredi 20 Mars avait décidé un mouvement de grèves pour toute la région Veneto. Cette mobilisation répondait aux graves faits survenus le mercredi 18 Mars: la police était intervenue très brutalement (5 femmes ont été portées à l'hopital) contre une vingtaine de femmes d'une entreprise de nettoyage qui depuis près d'un mois était en greve et avait organisé des piquets devant les locaux de l'ENEL (la compagnie publique qui gère la production et la distribution de l'électricité). Cette grève, avec piquets 24h sur 24, était l'unique moyen pour ces femmes de lutter contre le nouvel appel d'offre lancé par l'ENEL et qui a été remporté par une entreprise romaine, laquelle a proposé un budget de 60% inférieur à celui précédent. Inutile de dire que les salaires des nouveaux employés étaient proportionnels à cette baisse et que pour ce faire l'entreprise romaine utiliserait travailleurs immigrés, la loi ne prévoyant pas l'obligation d'embaucher les travailleurs de la société ayant précédemment la gestion de la sous-traitance. Aux cotés de ces femmes, s'est développé un large mouvement de solidarité active mettant ensemble, la Federation 3RME, les syndicats confédéraux et notamment la présence quotidienne du responsable de la Bourse du Travail de Venise, la Mairie de Venise, avec lors des moment s de forte tension la présence du Premier Adjoint au Maire,... Mardi 7 avril à minuit, nous pouvions touts et toutes savourer la victoire, l'appel d'off re était révoqué! Et ce grace, encore à une forte journée de luttes, où les "jaunes" envoyés par l'entreprise romaine ont été repoussés physiquement. Cet exemple est très important car il donne un signal très fort pour tout le Nordest italien, et non seulement, qu'il est possible de lutter et gagner contre les logiques du plus bas prix et que la solidarité entre précaires, chomeurs mais aussi avec une partie des institutions est payante. Mercredi 21 Mars, les syndicats de la Fincantieri ont organisé deux heures de grèves pour contester les contrats de sous-traitrance. Nous étions de nouveau à leurs cotés et la partécipation a été massive aussi bien à Mestre qu'à Monfalcone (Trieste), 10 000 grévistes aussi bien salariés de la Fincantieri que prècaires de la sous-traitance. La Fédération 3RME lancera bien entendu d'autres initatives dans les prochaines semaines et notamment sur la question du revenu puisque le gouvernement Prodi est en train de préparer un proget de RMI, qui pour deux ans sera expérimental. Le peu d'informations que nous avons pu recueillir sur ce proget se révèle d'un contenu fort insuffisant et nous espérons pouvoir donc créer, avec d'autres sujets et notamment les membres du Réseau italien des Marches, un fort mouvement de contestation et de propositions. Merci pour cette longue lecture. On se voit a Bruxelles. Ciao Ludo
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Last Modified: April 17, 1998